Lucie (mondalu) au sommet du mont Ngauruhoe.

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Lucie sur les routes de Nouvelle-Zélande.

Interview

Guillaume Le Nistour, certifié expert par l'office de tourisme
Par Guillaume Poser une question Contact Expert Nouvelle-Zélande

Voyager avec l'esprit ouvert sur le monde.

Quand il s'agit d'évoquer les qualités de ce pays du bout du monde, on pense naturellement aux paysages. Mais tous ceux qui ont eu la chance de côtoyer les Néo-Zélandais savent à quel point leur légendaire sens de l'hospitalité n'est pas usurpé.
Lucie part à la découverte de la Nouvelle-Zélande.

Lucie est rédactrice pour le webzine Mondalu, et l'idée de cette interview m'est venue à la lecture de son reportage sur Napier que nous avons également traité sur Kiwipal. Lucie avait abordé la ville avec un regard neuf, sans se laisser influencer et c'est précisément ce qui m'a donné envie d'en savoir plus sur son voyage.

Guillaume

Guillaume : L'exercice n'est pas des plus simples, mais comment te présentes-tu en tant que voyageuse ?

Lucie

Lucie : Je me définirais comme caméléon. J'aime me fondre dans mon nouvel environnement pour l'altérer le moins possible et y puiser toute sa singularité. J'apprécie la rencontre avec les locaux, et l'alternance entre le côté culture et la nature tout en restant ouverte d'esprit à tout ce que peut m'offrir un pays.

Guillaume

Guillaume : Comment conçois-tu le voyage ?

Lucie

Lucie : Je pars du principe que voyager reste un échange, et qu'il est bon de savoir partager sa propre culture avec les personnes que l'on croise. Il n'est pas évident de définir un style de voyage. J'essaye de rester moi-même avant tout, tout en restant ouverte et en acceptant de grandir avec le lieu que je côtoie.

Guillaume

Guillaume : J'imagine que cet engagement ne va pas sans un minimum de courage. Est-ce que le fait de voyager seule en Nouvelle-Zélande peut poser un problème pour une jeune femme ?

Lucie

Lucie : Eh bien pas du tout. C'est un pays rassurant où l'on se sent bien. C'est la première fois que je voyage en stop, et je n'ai vraiment eu aucun problème. Cela ne veut pas dire non plus qu'il faille y aller les yeux fermés... Il faut rester un minimum sur ses gardes, suivre ses intuitions et apprécier tout ce que ce pays peut offrir.

Retrouvez la présentation de Lucie sur mondalu.com

Premiers pas en Nouvelle-Zélande.

Si vous rêviez de visiter la Nouvelle-Zélande depuis des années, il est peut-être le temps de sauter le pas. N'oubliez pas que le Programme Vacances Travail est réservé aux jeunes de 18 à 30 ans et qu'il n'est valable qu'une seule fois dans une vie entière.
Explorer un pays avec une culture et des paysages hors normes.

L'arrivée en Nouvelle-Zélande est toujours suivie de plusieurs semaines intenses où il faut souvent se jeter à l'eau. Heureusement, le dépaysement joue aussi comme un facteur positif qui motive et donne envie d'aller de l'avant.

Guillaume

Guillaume : Depuis quand rêvais-tu de visiter la Nouvelle-Zélande ?

Lucie

Lucie : Cela faisait plus de 6 ans que je rêvais de venir vivre ici. Après mon année au Canada, je n'avais qu'une envie : repartir le plus loin possible pour apprivoiser une nouvelle culture, en apprendre toujours plus sur moi et sur les autres et en profiter pour explorer le côté nature de ce beau pays. Si vous lisez ces lignes, n'attendez pas aussi longtemps que moi pour (re)partir !

Guillaume

Guillaume : Comment s'est déroulé le début du séjour quand il faut empiler les formalités en tout genre ?

Lucie

Lucie : Ma première semaine s'est bien déroulée. Je n'avais rien planifié, je savais juste que j'atterrissais à Auckland et que Luke (mon hôte couchsurfer) viendrait me chercher à l'aéroport. Je suis tombée sur une personne en or qui m'a fait découvrir sa ville, m'a ouvert les portes de sa maison de vacances au cœur de Coromandel, tout en se montrant patient et compréhensif avec mon niveau d'anglais.

Guillaume

Guillaume : Le principe de débuter en couchsurfing était une idée géniale, c'est pratiquement une solution parfaite que je compte bien recommander à l'avenir...

Lucie

Lucie : Oui, mais chaque jour était différent et j'en ai presque oublié de demander mon numéro IRD et d'ouvrir un compte en banque, pourtant le passage obligé de chaque voyageur en Programme Vacances Travail... finalement ce pourquoi j'avais décidé de passer quelques jours à Auckland.

Se loger et se déplacer dans le pays.

Une spécialité néo-zélandaise (que l'on trouve néanmoins aussi en Australie) consiste à peindre les véhicules. Autant dire que vos photos-souvenirs feront le bonheur de votre entourage, car votre van fera pour ainsi dire partie de la famille le temps d'un séjour.
Le mini-van Kiwi est un véritable hommage à la liberté.

Ce n'est pas une surprise : séjourner une année entière ne permet pas de se loger dans des hôtels de luxe. De toute manière, ce n'est pas l'esprit qui anime Lucie qui souhaite rencontrer du monde, mais aussi conserver une forme d'indépendance.

Guillaume

Guillaume : Pourquoi avoir opté pour le couchsurfing comme solution d'hébergement ?

Lucie

Lucie : J'ai choisi le couchsurfing pour son côté “rencontre avec les locaux”. J'avais très peu pratiqué en Europe, et la Nouvelle-Zélande offrait l'opportunité de retenter l'expérience. Chaque hôte est différent et vivre chez quelqu'un que tu viens à peine de rencontrer est une chose assez folle, qui te pousse à t'adapter, à rester humble et à échanger. C'est une expérience formidable qui t'amène à sortir de ton quotidien pour rencontrer des gens généralement cools et ouverts d'esprits.

Guillaume

Guillaume : Selon mon expérience, les rencontres demandent aussi beaucoup d'énergie, et l'on éprouve parfois un besoin de solitude, ne serait-ce que pour faire le point sur son voyage...

Lucie

Lucie : Quand j'ai envie d'être un peu plus seule et tranquille, j'opte pour les backpackers. Il n'y a aucun compte à rendre et l'on n'est pas obligé d'aborder les gens autour de soi. Même si cela reste aussi le bon endroit pour rencontrer d'autres voyageurs, souvent européens, qui ont partagé les mêmes expériences. C'est assez déroutant mais si l'on cherche des compagnons de route, alors c'est une bonne option.

Guillaume

Guillaume : Quel moyen de transport as-tu choisi pour explorer le pays sans te ruiner ?

Lucie

Lucie : Pour un côté financier et l'envie d'aller à la rencontre de nouvelles personnes, je n'ai pas choisi d'acheter un van ou une voiture. Le pouce était l'option initiale. J'ai commencé à visiter l'Île du Nord avec des compagnons de voyage motorisés, puis j'ai effectué mes trajets en bus avant de définitivement opter pour le stop dans l'Île du Sud. C'est le meilleur moyen de rencontrer des locaux et fuir sa zone de confort !

Une randonnée au sommet du Tongariro.

Si la météo ne vous joue pas des tours et que vous êtes en bonne condition physique, vous auriez tort de ne pas suivre le sentier du Tongariro. Vous en sortirez peut-être épuisé, mais la réputation des paysages n'est pas usurpée.
Le Tongariro Crossing est un trek à la hauteur de sa réputation.

Partir sur les routes en sachant que l'on a une année entière devant soi est une expérience unique que peu de gens ont la chance de vivre. C'est l'occasion de se lancer dans de grandes randonnées comme le Tongariro Crossing.

Guillaume

Guillaume : Je me demande parfois si l'on peut parler de vacances au sujet du Tongariro Alpine Crossing ? La randonnée est spectaculaire, mais assez physique. Comment s'est déroulée ta traversée ?

Lucie

Lucie : Le Tongariro Alpine Crossing est la randonnée dont tout le monde parle. C'est l'une des premières images qui me venait à l'esprit lorsqu'on évoquait la Nouvelle-Zélande. Ses lacs émeraude, son cratère rouge, la référence au “Mordor” du Seigneur des Anneaux... C'est surement la randonnée d'une journée la plus réputée du pays. Il ne fallait donc pas que je manque ça !

Guillaume

Guillaume : Comment vous êtes-vous organisés pour le trek ?

Lucie

Lucie : Avec un ami, nous avions réservé un bus qui nous mènerait de Taupo au départ de la randonnée, la veille. Après une courte nuit, nous avons profité de l'heure de route pour faire un somme. Au début du parcours, nous étions nombreux dans la brume qui obscurcissait le parcours. Au fur et à mesure que la vue se dégageait, les randonneurs s'éparpillaient. J'ai opté pour l'ascension du sommet Ngauruhoe, dont la descente m'a privé de toute énergie.

Guillaume

Guillaume : C'est une partie redoutable ! Sans parler du fait qu'il faut finir dans les temps pour ne pas manquer la navette du retour ! Est-ce indiscret de te demande dans quel état tu as achevé le parcours ?

Lucie

Lucie : Je me souviens de la course pour prendre le bus, la sensation que mes pieds peuvent être légers en courant sur les chemins plats de randonnée. Je me souviens de cette piqûre de frelon non identifié qui m'aura laissé un énorme bouton douloureux pendant plus d'une semaine. J'ai mis quelques jours à m'en remettre, mais ça valait le détour !

Retrouvez le récit de la randonnée de Lucie au Tongariro Crossing.

Une expérience réussie en HelpX.

Tous les emplois en HelpX ne se valent pas. Si vous le pouvez, évitez d'accepter des travaux en usine et préférez les activités en plein air dans des cadres paradisiaques. Réparer un bateau à bay of Islands dans le Northland est une activité certes physique, mais qui laisse le temps d'explorer la région.
Première mission en HelpX avec un vieux yacht à remettre en état.

La majorité des gens n'ont jamais entendu parler du système HelpX avant de devenir globe-trotteur. C'est pourtant une source formidable de petits boulots qui permettent de s'imprégner de la culture locale.

Guillaume

Guillaume : Le HelpX propose d'échanger le gîte et le couvert contre quelques heures de travail quotidien. Peux-tu nous raconter ta première expérience HelpX en Nouvelle-Zélande ?

Lucie

Lucie : Ma première expérience HelpX était assez hors du commun. J'ai passé une semaine sur le bateau de David mon hôte, au coeur de Bay of Islands. Mes matinées consistaient à l'aider à nettoyer le yacht et à le remettre en état.

Guillaume

Guillaume : Et le reste du temps, tu pouvais profiter du cadre paradisiaque de la région pour faire du tourisme et te reposer ?

Lucie

Lucie : Mes après-midis ressemblaient à des balades sur les différentes îles et baignades quand le temps le permettait. Chaque soir, l'océan nous servait de refuge et les nuits étoilées de toiles de fonds. J'ai appris à vivre avec un vieux loup de mer qui a parcouru le monde, construit son propre bateau et pourrait défier les plus grands chefs cuisiniers !

Conseils pratiques pour la cueillette et les vendanges.

Comme tous les travaux en plein air, la récolte des fruits en Nouvelle-Zélande dépend en grande partie de la météo. Mais la pluie n'est pas le seul obstacle de ce job assez physique, il faut également prendre garde aux coups de soleil.
Halte aux idées reçues, la cueillette est une activité très physique !

Entre deux emplois en HelpX ou en Wwoofing (le principe décliné dans les fermes bio) il faut penser à faire rentrer l'argent pour financer de belles vacances. De nombreux voyageurs en Programme Vacances Travail cherchent à se faire embaucher dans les exploitations quand arrive la saison des vendanges ou des cueillettes.

Guillaume

Guillaume : Avais-tu prévu de participer aux vendanges ou de travailler dans la cueillette des fruits durant ton séjour ?

Lucie

Lucie : À défaut de faire les vendanges en Nouvelle-Zélande, je cueille actuellement des pommes et des kiwis. Je vis sur la propriété avec les autres travailleurs néo-zélandais et étrangers et mes journées sont rythmées en fonction de la pluie.

Guillaume

Guillaume : Effectivement, et c'est un aspect déroutant pour tout ceux qui n'ont pas ton expérience, et qui se représentent le travail en plein air comme un petit boulot tranquille.

Lucie

Lucie : Je ne sais jamais exactement lorsque je travaille ou lorsque j'ai mon jour de repos, mais l'ambiance reste sympathique et il fait bon se poser un peu lorsque l'on voyage.

Guillaume

Guillaume : Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui n'a jamais fait de vendanges ou de cueillette avant de venir en Nouvelle-Zélande ?

Lucie

Lucie : Pour faire les vendanges ou cueillir des fruits, il ne faut pas avoir peur de travailler dehors. Ce sont des boulots physiques et il arrive souvent que les novices craquent au bout de quelques jours. Avec ce genre de job, on réapprend à vivre avec le soleil. Je pense qu'il faut y aller à son rythme dès le début, bien manger, s'hydrater et ne pas hésiter à se coucher lorsque notre corps l'exige (et souvent très tôt vers 20h-21h).

Guillaume

Guillaume : D'autant que la cueillette fait travailler des muscles rarement sollicités et que les courbatures sont assez sévères les premiers jours.

Lucie

Lucie : Un dernier conseil : ne portez pas de vêtements qui ont de la valeur pour vous. Vous trouverez surement un centre de recyclage dans le coin pour investir quelques dollars dans des affaires seconde main. N'hésitez pas à acheter des bottes et gants, et vous munir de crème solaire et d'une casquette pour les journées ensoleillées.

Voyager libre sans planifier le moindre détail.

La Nouvelle-Zélande est véritablement à l'autre bout du monde. Des panneaux indicateurs de ce type ne manquent pas dans le pays. Nous sommes tout de même à plus de 18.000 kilomètres de Londres !
À l'autre bout du monde, il faut savoir suivre son instinct.

Ce n'est pas pour vous rendre jaloux, mais songez qu'il reste près de neuf mois à Lucie pour explorer la Nouvelle-Zélande. Une durée conséquente qui laisse place à l'improvisation. Quand on y pense, la somme des possibilités donne le vertige ! 

Guillaume

Guillaume : Quelle sera la suite de ton programme pour les prochaines semaines ?

Lucie

Lucie : Je n'ai rien de vraiment programmé. Je suis mes envies du moment, en fonction des rencontres et des possibilités. Mais à la fin de la saison des kiwis, j'opterai sûrement pour quelques jours au coeur de l'Abel Tasman National Park. Puis je descendrai sur Greymouth pour prendre le TranzAlpine, un train qui traverse les Alpes néo-zélandaises et dont l'on me vante tant les paysages jusqu'à Christchurch.

Guillaume

Guillaume : Et question travail, comptes-tu reproduire ton expérience en HelpX ou chercher des emplois salariés ?

Lucie

Lucie : J'envisage une pause wwoofing d'une semaine ou deux, au coeur de l'Arthurs Pass. Ensuite il sera à nouveau temps de trouver du travail pour l'hiver et se poser quelques mois.

Guillaume

Guillaume : Il va te falloir de l'énergie, est-ce que tu penses survivre au pays du fish and chips et de l'agneau matin midi et soir ?

Lucie

Lucie : J'y survis depuis 3 mois, je pense qu'une année de plus ne me ferait pas de mal :) Lorsque l'on voyage, tout est une question d'adaptation. Et au final en Nouvelle-Zélande, les aliments sont assez européens. On s'y retrouve vite, même si la nourriture est chère et que le bon pain français manque. Depuis quelques semaines, les tartes aux poireaux, les pumpkins et bacon, les gâteaux à la banane et pépites de chocolat ou encore les muffins aux pommes agrémentent mes menus.

Guillaume

Guillaume : Alors je suis rassuré ! Je te remercie pour cet entretien et te souhaite un excellent voyage. En espérant avoir le plaisir de te retrouver dans quelques mois, peut-être pour une autre interview, car tu auras des milliers de souvenirs à raconter. À ce sujet, je signale à nos lecteurs que le webzine de Lucie (http://mondalu.com) est une collection de reportages avec des dizaines de photos et des conseils pratiques qui rempliraient un bon guide de voyages. Faites-vous plaisir et profitez des expériences de Mondalu pour préparer votre prochain séjour en Nouvelle-Zélande. Bien souvent, la meilleure manière d'improviser sur place consiste à bien préparer son séjour à l'avance.

© Photos copyright Lucie Raynal (@mondalu).

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Guillaume, Guide Kiwipal

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