Le Tongariro Crossing est le trek le plus célèbre de Nouvelle-Zélande.

Les lacs émeraude du Tongariro Crossing.

Le saviez-vous ?

C'est ici que Peter Jackson a filmé le Mordor du Seigneur des Anneaux.

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Programme de la visite.

  • 1Une journée au Tongariro Crossing.
  • 2Du Parking à Soda Springs (1h).
  • 3De Soda Springs au Cratère Sud (1h).
  • 4Du Cratère sud au Cratère rouge (1h).
  • 5Du Cratère Rouge au Lacs émeraudes (30 min).
  • 6Du Cratère central à Ketetahi Hut (1H30).
  • 7De Ketetahi Hut au Parking (1h30).
  • 8Le repos du guerrier.

1Une journée au Tongariro Crossing.

La première étape consiste à rejoindre les lacs turquoise, puis il faut traverser le cratère central et redescendre jusqu'à la forêt en direction du lac Rotoaira.

Ce trek justifie à lui seul un voyage en Nouvelle-Zélande.

Si vous croisez des visiteurs qui reviennent d'un voyage en Nouvelle-Zélande, il y a de fortes chances pour qu'ils vous parlent de la randonnée du Tongariro Alpine Crossing. De l'avis général, c'est l'un des plus beaux treks du monde

Nous allons nous rendre au coeur de l'île du nord, dans le Tongariro. Ce parc national est classé par L'UNESCO dans deux catégories différentes. Pour la qualité de ses paysages naturels bien entendu, mais aussi pour son patrimoine culturel et spirituel.

Le circuit traverse un désert alpin, serpente entre des volcans, descend dans un cratère, contourne des lacs émeraudes, longe des sources brûlantes et s'achève dans une forêt vierge.

La renommée du Tongariro Crossing repose sur la beauté et la variété de son parcours. Avec White Island, c'est un haut lieu du tourisme volcanique de Nouvelle-Zélande.


Les lacs se sont formés à la suite à des éruptions volcaniques. Recouverts de glace en hiver, ils se révèlent au début du printemps.

Les lacs turquoise sont d'origine volcanique.

Nous sommes à l'extrémité de la ceinture de feu du Pacifique. L'itinéraire traverse un terrain dont les volcans sont encore en activité. Qui dit activité ne signifie pas qu'ils sont en éruption ou qu'ils débordent de lave. Nous entendons par là qu'ils connaissent plusieurs réveils par siècle.

Explorer un terrain volcanique n'est pas une activité à prendre à la légère. Et vous ne pouvez pas vous permettre de venir les mains dans les poches. Il existe un minimum de précautions à prendre pour un tel voyage et il faut s'organiser.

Chaque année, près de 100.000 randonneurs tentent l'aventure. La distance totale à parcourir est d'environ 19,4 km. Un trajet qu'il faudra couvrir en une seule journée. Pour la plupart des gens, il faudra compter près de sept heures pour en venir à bout !


Les randonneurs débutants peuvent parfaitement s'engager sur la piste. Mais ceux qui ne pratiquent aucune activité physique devraient s'abstenir ou tester leur condition avant de venir.

Avec 19,4 km à parcourir, il faut un minimum de condition physique.

Ces quelques remarques n'ont pas pour but de vous décourager. Le Tongariro Crossing est une aventure incontournable de Nouvelle-Zélande qui s'adresse à toute personne en bonne condition physique. La beauté des paysages devrait suffire à motiver la plupart d'entre vous.


La carte de la randonnée montre le trajet à franchir depuis le parking de Mangatepopo jusqu'à celui de Ketetahi.

Le parcours depuis le parking de Mangatepopo jusqu'à Ketetahi.

Je vais vous guider et vous présenter toutes les difficultés auxquelles vous serez confrontés. À la fin de cet article, vous retrouverez Ben Le Kiwi, notre expert du Tongariro pour les questions plus techniques.

Ce sera l'occasion de faire un point détaillé sur les questions d'équipement, de sécurité, de météo, ou de forme physique. Après avoir lu cet article et consulté les conseils de Ben, vous serez prêt à affronter le Tongariro Crossing.

Retrouvez-moi au point de départ du circuit pour une incroyable aventure en Nouvelle-Zélande !


2Du Parking à Soda Springs (1h).

On peut pratiquement parler de désert, avec un sol volcanique rocailleux où poussent difficilement quelques bruyères et de la mousse. N'oubliez pas que la région a servi de décor naturel pour représenter le Mordor dans le Seigneur des anneaux.

La végétation va progressivement disparaître.

En général, le trek s'effectue entre les mois de novembre et mai. En dehors de cette période, l'accès est toujours ouvert, mais requiert l'accompagnement d'un guide de montagne.

Chaque saison a ses avantages et ses inconvénients. Je vous recommande tout de même de voyager en été et de partir comme aujourd'hui, tôt le matin.

Le point de départ se situe au parking de Mangatepopo et l'objectif final à atteindre se trouve de l'autre coté du Tongariro. L'itinéraire pourrait être effectué en sens inverse, mais cela rajouterait une heure de trajet. Nous n'allons pas innover aujourd'hui d'autant qu'il faudra rejoindre la navette du retour dans les temps.

Notre première étape consiste à rejoindre Soda Springs. Nous allons suivre un sentier rocailleux qui longe un cours d'eau. Des planches en bois facilitent la marche qui s'apparente plus à un simple échauffement.


Le début de la randonnée est facile, mais il peut faire très frais le matin, surtout au printemps. Commencez doucement pour conserver vos forces durant la phase d'ascension qui va suivre.

Cette partie est d'autant plus facile qu'elle est aménagée.

Il faut rallier le parking de Ketetahi en traversant un paysage volcanique puis une forêt.

À la découverte du trek avec un guide Kiwi.

Filmé par barekiwi.

Les flancs orientaux du volcan étant exposés à des températures basses, la végétation aride se limite à quelques bruyères et autres tussacks (une variété de touffes d'herbes qui pousse sur les sols humides).

Nous allons croiser un relais au bout d'une vingtaine de minutes. Mangatepopo Hut est équipé de toilettes, mais ne fournit pas d'eau potable. Vous n'aurez d'ailleurs jamais l'occasion de remplir votre gourde durant le voyage. Toute une partie des conseils de Ben Le Kiwi sera d'ailleurs consacrée à l'équipement et aux provisions à emporter.

Par la suite, le sentier va grimper en pente douce jusqu'à Soda Springs. La disparition progressive des plantes annonce un changement de relief. Nous traversons en réalité d'anciens fleuves de laves solidifiés. Les coulées récentes se distinguent aisément par leurs teintes sombres et l'absence de végétation.


Avec son paysage volcanique, c'est tout naturellement que le Tongariro a été retenu pour représenter le territoire de Sauron dans le Seigneur des anneaux de Peter Jackson.

Bienvenue au pays du Mordor !

À l'aube, vous avez de grandes chances de cheminer dans un léger brouillard. Au milieu de ces étranges roches volcaniques, vous comprendrez les choix du réalisateur Néo-zélandais Peter Jackson.

Cette région a été choisie pour représenter l'inquiétant Mordor du Seigneur des anneaux.

Nous approchons de Soda Springs avec une sensation de total dépaysement. Plus nous montons et plus le panorama révèle l'étendue des incroyables champs de lave.

C'est l'occasion de prendre quelques photos et grignoter quelque chose avant de passer à la partie difficile du circuit.


3De Soda Springs au Cratère Sud (1h).

Les choses sérieuses commencent à Soda Springs avec la première phase d'ascension.

Soda Springs marque le début de l'ascension vers le cratère.

Nous sommes à Soda Springs, notre première étape de la journée. Le panneau indicateur propose plusieurs directions. Un chemin mène à des sources à forte teneur en gaz carbonique, véritable oasis où poussent des renoncules et de belles digitales. Si vous avez pris un peu d'avance, je vous recommande le détour.

Un autre sentier rejoint un randonnée alternative en direction du mont Ngauruhoe.

Durant quatre heures aller-retour, cet itinéraire complémentaire escalade le volcan et ne s'adresse pas aux marcheurs débutants. Nous en reparlerons une autre fois si vous le voulez bien.

Le Ngauruhoe est un volcan complexe avec une multitude de cratères sculptés par les éruptions et les anciens glaciers.

De là ce sont écoulés des fleuves de laves de 18 m de profondeur! Un an après la dernière éruption, le contact avec la lave solidifiée était encore brûlant.


La phase d'ascension de Devil's staircase est difficile, car la pente est assez raide. Mais la véritable difficulté réside dans le fait que les voyageurs avancent en file indienne, ce qui ne permet pas de doser son effort facilement.

Cette phase d'ascension en file indienne est la plus éprouvante.

Rassurez-vous, s'il y avait un risque d'éruption, l'accès au trek serait fermé. L'activité volcanique est surveillée 24h/24. Ce type de lave se déplace par ailleurs avec une extrême lenteur.

Pardon d'aborder le sujet, mais les toilettes installées à Soda Springs sont les dernières que vous verrez avant au moins quatre heures. Prenez aussi le temps de récupérer un peu, car nous allons grimper vers le cratère sud.


Pour gravir Devil's Staircase sans s'épuiser, il n'y a pas de recette magique. Il faut faire des pauses, éviter de parler en marchant et s'appuyer sur des bâtons de marche.

Devil's staircase mérite son nom, il faudra faire des pauses.

L'ascension s'effectue à la jonction entre les monts Tongariro et Ngauruhoe.

C'est la voie la plus facile et pourtant elle porte le nom de Devil's Staircase, “les marches du diable”. Après tout, ne s'agit-il pas du Mordor du Seigneur des anneaux ?

Du point de vue de la sécurité, il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure. Il suffit de regarder où vous mettez les pieds.

Vous aurez reconnu l'inquiétant Mordor du Seigneur des Anneaux.

Le sol est couvert de roches de quelques centimètres que l'on appelle des scories. Elles sont crachées par le volcan lorsqu'il se met en colère. L'essentiel est d'avancer calmement, en prenant le temps de faire de petites pauses pour économiser son souffle.

De l'avis général, c'est la partie de l'itinéraire la plus fatigante de la journée. Heureusement, la vue bien dégagée sur les anciens champs de lave justifie à elle seule tous vos efforts.

Au loin, vous apercevrez le mont Taranaki qui ressemble au mont Fuji (un artifice d'ailleurs utilisé pour “Le dernier Samouraï” avec Tom Cruise). La fumée qui s'en échappe semble véhiculer un message.


Si le Tongariro est une expérience physique, c'est avant tout une succession de panoramas à couper le souffle. Chaque effort est largement payé en retour.

Le paysage récompense largement les efforts accomplis.

Les Maoris racontent qu'à l'aube des temps, quatre volcans guerriers occupaient la région. Ils s'affrontèrent pour gagner l'affection de Ruapehu, une belle montagne. Dans un déluge de flammes, le mont Tongariro mis en fuite ses adversaires. Le mont Taranaki du se réfugier à 180 km à l'ouest, détruisant tout sur son passage.

Depuis lors, les volcans continuent de se défier. Ils grondent et entrent parfois en éruption pour marquer leur hostilité. Les guerriers Maoris considéraient la fumée des volcans comme des signes annonciateurs d'une guerre à venir.

Après 400 mètres nous allons enfin poser le pied sur le sol plat du cratère sud. Si vous avez pris votre temps, vous ne devriez pas avoir trop de mal à récupérer.

Nous approchons de l'un des plus beaux moments de la randonnée et sans doute de votre voyage en Nouvelle-Zélande.


4Du Cratère sud au Cratère rouge (1h).

Le cratère sud offre un paysage de dévastation aussi impressionnant qu'effrayant.

La traversée du cratère sud offre un panorama hors du commun.

Le cratère sud occupe un large espace entre deux volcans. À gauche, la crête dentelée appartient au Tongariro. Sur la droite, le Ngauruhoe se distingue par son cône aux bordures rouges.

S'il a plu la veille, le terrain peut être un peu difficile. Le sol est constitué essentiellement de sable et de rocailles. Dans les faits, il ne s'agit pas d'un cratère, mais d'un ancien bassin creusé par un glacier.

Les roches ont été déposées par les éruptions volcaniques. Selon la saison, il peut subsister quelques couches de glace, soyez prudents.

Nous allons reprendre notre ascension. La mauvaise nouvelle, c'est qu'elle s'étend sur 300 mètres et qu'elle est un peu pénible. La bonne nouvelle, c'est que c'est pratiquement la dernière montée du trek. Une fois cette étape franchie, le reste du voyage se fera sur un sol plat ou en descente.


La teinte rouge spectaculaire du cratère est liée à la présence d'oxyde de fer. Elle résulte de l'activité volcanique, et se retrouve également sur White Island.

Le cratère rouge tire sa couleur de l'oxyde de fer.

Le vent d'est sera votre principal adversaire durant la montée. Si vous avez pris la peine de bien vous couvrir, cela ne devrait pas vous décourager.

Suivez le sentier balisé par les poteaux et vous serez vite tiré d'affaire.

Quelques instants avant d'atteindre le sommet, vous noterez que le chemin se divise en deux. Une autre randonnée de 2h aller-retour permet de rejoindre le mont Tongariro. Nous allons conserver notre itinéraire, Ben Le Kiwi vous parlera de cette excursion un peu plus tard.


Il n'y a pas de barrières de sécurité, alors gardez vos distances avec le cratère. Ne vous mettez pas en danger pour une photo alors que vous en prendrez des centaines dans la journée.

Attention à ne pas tomber, gardez vos distances.

Félicitations, vous avez atteint le point culminant du Tongariro Crossing à 1886 mètres d'altitude.

Dirigez-vous vers la droite pour admirer le cratère rouge du mont Ngauruhoe. Sa couleur vive provient du fer oxydé présent dans la roche. Avez-vous jamais vu pareil spectacle ?

De la fumée s'échappe parfois du cratère béant. Une odeur de soufre rappelle que ce jeune volcan (5000 ans à peine) est toujours en activité. Sa dernière grande éruption a eu lieu en 1954 et s'est prolongée pendant pratiquement un an. La plus récente en août 2012 a entraîné la fermeture temporaire du trek.


La dernière éruption a eu lieu en journée tandis que des visiteurs arpentaient le parc.

Ce reportage fait le point sur la dernière éruption en date.

Les admirateurs de Tolkien auront reconnu la montagne du destin (Orodruin) du Seigneur des anneaux.

C'est ici que Frodon et Sam s'aventurent pour détruire l'anneau de Sauron avec la complicité involontaire de Gollum. Toutefois, les équipes de Peter Jackson ne furent pas autorisées à filmer le cratère du volcan, en raison de son caractère sacré.

Selon la légende, le grand Ngatoroirangi souhaitait régner en maître sur la région. Une visée partagée par son rival Hapekituarangi.

Les deux sorciers se mirent d'accord pour décider que la région appartiendrait à celui qui pourrait en contempler l'étendue. Ngatoroirangi entreprit d'escalader le Tongariro avant son adversaire. Pour ne pas succomber au vent glacial qui paralysait ses membres, le sorcier fit surgir le feu sacré des entrailles de la Terre.


Les lacs turquoise se situent dans le cratère central. Vous pourrez les apercevoir lorsque vous aurez rejoint le sommet de la randonnée.

Nous sommes à mi-parcours, les lacs turquoise se dévoilent.

Gardez vos distances de sécurité avec le bord du cratère et contemplez la vue imprenable tout autour de vous. Le désert de Rangipo qui s'étend au loin est impressionnant. Le cratère rouge du Ngauruhoe serait plus à sa place sur la planète Mars. Mais c'est la découverte des lacs bleu émeraude du cratère central qui sera la digne récompense de vos efforts.


5Du Cratère Rouge au Lacs émeraudes (30 min).

La descente en direction du cratère central est la partie la plus difficile pour les visiteurs qui ont le vertige. Une étape qui sera beaucoup plus aisée si l'on pense à se munir de bâtons de marche et si l'on prend son temps.

Voici la descente à accomplir sur le versant du volcan.

La descente vers les lacs se déroule à flanc de montagne. Même si vous n'avez pas le vertige, il y a de quoi être impressionné. Sur le papier, c'est l'affaire de dix petites minutes. Si vous avez un peu le vertige et que le vent souffle, il faudra compter le double, voir plus.

Il faut se méfier des scories, ces roches qui glissent parfois sous les pieds. Pensez à avertir les gens devant vous si vous délogez une pierre.

Pensez aussi à regarder de temps en temps derrière vous pour ne pas rester dans l'axe d'un autre randonneur. Je crois deviner à quoi vous pensez…

Je souffre un peu du vertige, et lors de ma première visite, je vous avoue que j'étais un peu nerveux.


On a souvent tendance à calquer son effort sur celui de son voisin. Mais il vaut mieux écouter son corps et ne pas forcer. Bien entendu, il ne faut pas non plus se mettre en retard. Lisez les conseils de Ben Le Kiwi avant de partir.

L'essentiel est de prendre son temps pour ne pas se stresser.

Dans cet état, on a tendance à se crisper, ce qui a toujours tendance à faciliter les chutes.

Rassurez-vous, vous n'allez pas dévaler la pente comme une boule de neige. Il y a bien trop d'aspérités pour que cela se produise.

Et si vous avez eu l'excellente idée de prendre des bâtons de marche avec vous, ce sera relativement simple.

Même sans cet équipement, et en prenant son temps, c'est plus facile qu'il n'y parait.


La vapeur qui se dégage des lacs turquoise est en réalité de la vapeur de soufre. N'oubliez pas que vous arpentez les flancs d'un volcan qui n'est pas éteint.

Les lacs turquoise dégagent parfois de la vapeur de soufre.

Les lacs émeraude portent le nom de Ngarotopounamu qui signifie “les lacs couleur pounamu”. Le pounamu est une pierre qui ressemble à du jade. Vous avez certainement pu l'observer dans la plupart des boutiques de souvenirs. On observe trois lacs : un grand et deux petits. Leur teinte particulière est liée aux minéraux acides. Quand il fait suffisamment froid, les lacs dégagent de la vapeur et une odeur de soufre. Je précise au passage qu'en hiver ces merveilles sont recouvertes de glace. C'est un peu décevant, mais le spectacle du cratère enneigé compensera leur absence.


L'eau des lacs turquoise n'est pas potable. Il suffit de l'observer pour constater qu'elle fume légèrement en raison de l'activité volcanique. Impossible de s'y baigner bien entendu.

Il va sans dire que l'eau des lacs turquoise n'est pas potable...

Bien entendu, l'eau des lacs n'est pas potable et c'est le dernier endroit au monde pour se baigner.

Vous n'avez que l'embarras du choix pour trouver un rocher où vous asseoir et pique-niquer.

Considérez que la partie difficile de la randonnée est terminée. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y a plus rien à voir, bien au contraire. Nous ne sommes qu'à mi-parcours du circuit ! Si vous saviez ce qui nous attend au-delà du cratère central...


6Du Cratère central à Ketetahi Hut (1H30).

Que ce soit en été ou en hiver (où il est recouvert par la neige), la traversée du cratère central ne présente aucune difficulté. Il suffit d'avancer en ligne droite pour gagner le lac bleu.

La traversée du cratère central ne présente aucune difficulté.

La traversée du cratère central prend une vingtaine de minutes. C'est une partie de plaisir, y compris en hiver lorsque le sol est recouvert de neige. Un paysage désertique, lunaire, qui s'étend sur un kilomètre carré. Le sol est constitué de plusieurs couches de lave solidifiée.

L'ascension pour sortir du cratère sera brève. Avant de poursuivre, jetez un dernier coup d'œil derrière vous. Les minuscules points qui bougent au loin ne sont pas des fourmis. Ce sont les derniers arrivants qui entament la grande descente que nous avons empruntée. Cela devrait vous donner une idée de l'échelle !


Un explorateur maori a découvert ce lac en 1750. Son caractère sacré (tapu) implique certaines interdictions comme celles de manger à proximité.

Le lac bleu découvert en 1750 est sacré pour les Maoris.

De l'autre côté du cratère, vous découvrirez un magnifique lac bleu. Son véritable nom est Te Wai-whakaata-o-te-Rangihiroa, “le miroir de Rangihiroa”. Découvert en 1750 par un explorateur maori, ce lac est “tapu” donc sacré : il est défendu de boire ou manger à proximité.


Le lac Rotoaira (à ne pas confondre avec le lac Roturua) se révèle aux marcheurs sur l'autre versant du volcan. C'est le retour à la nature après une journée à arpenter un sol volcanique aride.

La vue spectaculaire sur le lac Rotoaira.

Après avoir longé la rive du lac, le sentier continue sur le flanc du cratère. Nous allons rejoindre l'autre versant de la montagne.

Quel spectacle ! Le lac Rotoaira et le mont Pihanga offrent un panorama à couper le souffle.

Plus au Nord, le lac Taupo occupe la caldera d'un ancien super volcan. Sa dernière explosion a changé la face du monde et couvert de cendre une grande partie du pays. Si le sujet vous passionne, je vous en parlerai plus en détail dans un article consacré aux Huka Falls.


La descente en direction de Ketetahi Hut s'effectue au milieu de tussacks jaunes balayés par le vent. Avec le point de vue sur le lac Rotoaira, c'est l'un des moments les plus faciles et les plus agréables du voyage.

La descente vers Ketetahi Hut au milieu du tussack.

La descente se déroule à l'abri du vent. La mousse puis les buissons commencent à réapparaître. Enfin, les tussacks recouvrent le sol et la température remonte.

L'itinéraire se poursuit en zigzag jusqu'à Ketetahi Hut, un abri alpin construit initialement pour les randonneurs du Tongariro Track (un trek de 3 jours).


Dès que le lac Rotoaira sera en vue, vous pouvez considérer que le reste de la randonnée s'effectuera en pente douce jusqu'à l'arrivée.

Tout le reste du trajet se fera en descente !

La dernière éruption du Ngauruhoe a projeté des bombes incendiaires sur plusieurs kilomètres. Quelques-unes sont tombées sur le refuge. Ce qui explique l'interdiction d'occuper ces lieux pour y passer la nuit. De toute manière, ce n'était pas dans nos intentions. Nous nous contenterons d'utiliser les toilettes et les bancs pour nous reposer.

Vous devriez commencer à sentir le poids de la fatigue. Ce n'est pas la peine de faire la course surtout si vous êtes en avance par rapport à l'horaire de la navette. Restez aussi longtemps que vous le pourrez pour admirer la vue. Lorsque vous aurez repris des forces, nous pourrons terminer le trek en beauté.


7De Ketetahi Hut au Parking (1h30).

Les sources d'eau chaudes de Ketetahi sont situées sur un sol sacré, il n'est pas permis de les approcher. D'ailleurs, toute cette partie du voyage se déroule sur un territoire maori, dont l'accès est simplement toléré.

Restez sur le sentier, car certains terrains maoris sont sacrés.

La descente sur une pente couverte de buissons agités par le vent est l'un de mes passages préférés. Au bout de vingt minutes, vous allez apercevoir des volutes qui émanent des sources d'eau chaude de Ketetahi Springs.

Ce terrain appartient aux tribus maories Ngati Hikairo et Ngati Tuwharetoa. Un sol sacré que nous ne sommes pas autorisés à fouler et encore moins à photographier.

Les Maoris entretiennent un rapport étroit avec la nature. Le Tongariro a été confié à l'État Néo-zélandais pour qu'il assure la sauvegarde de ce patrimoine sacré.


Vous remarquerez la présence de blocs de soufre sur le bord du sentier. Mais la fumée qui s'élève vous renseignera aussitôt sur la localisation exacte des sources.

Des volutes montent des sources d'eau chaude de Ketetahi Springs.

Suite à la dernière éruption, un nouveau cratère s'est formé.

Un superbe timelapse sur le cratère volcanique de Te Maari.

Réalisé par Bevan Percival.

Vous devrez vous contenter de rester sur le chemin, mais ne soyez pas trop déçus. Vous pourrez observer des roches de soufre d'un jaune éclatant.

La récente éruption de 2012 a en quelque sorte “embelli” le paysage. De la cendre fraîche est tombée sur la région comme de la neige. Des projectiles propulsés sur plus d'un kilomètre ont creusés des cratères. Et un nouveau lac s'est même formé !

Les dégâts causés par un lahar sont particulièrement visibles. Ce terme désigne un torrent de boue chargé de roches qui dévalent les flancs d'un volcan. Le phénomène est aussi impressionnant que destructeur.


La traversée de la forêt constitue la dernière étape. Ce devrait être la plus agréable, car la fraicheur apaise après une journée de marche exposée au soleil. Mais la fatigue accumulée dans les mollets empêche généralement d'en profiter à 100%.

La forêt vierge apporte enfin de l'ombre et de la fraîcheur.

La végétation va devenir de plus en plus haute jusqu'à rejoindre le bush.

La forêt vierge, véritable oasis de verdure et de fraîcheur est une bénédiction. Après le paysage lunaire des volcans, le contraste est saisissant. Fort heureusement, la forêt a été épargnée par la dernière éruption du Ngauruhoe.

La fin du voyage se déroule souvent sur des planches et quelques escaliers facilitent la descente.

Nous suivons le cours de la Mangatetipua Stream, c'est-à-dire la “rivière enchantée”. Ne laissez pas son nom vous induire en erreur. L'eau n'est pas potable et contaminée par les minéraux du volcan.


La plupart des randonneurs ignorent l'existence de la cascade de Ketetahi. Il faut suivre une courte randonnée facultative en fin de parcours, alors que l'on est épuisé. Dans cet état, on préfère généralement s'allonger dans l'herbe pour attendre la navette du retour.

Un petit détour permet d'admirer une jolie cascade.

Il reste une petite demi-heure de marche paisible en écoutant les sons de la forêt et le bruit de l'eau qui coule.

J'aimerais vous recommander de prendre votre temps, mais à ce stade il y a de fortes chances pour que vous soyez pressé d'en finir.

S'il vous reste encore un peu d'énergie, sachez qu'un petit détour de quelques minutes permet de rejoindre une jolie cascade.


Le parking de Ketetahi marque la fin de la randonnée. Il existe un abri, mais vous pourrez aussi vous étendre dans l'herbe en attendant que la navette vienne vous chercher. Une attente qui sera plus ou moins longue selon votre avance.

Le point d'arrivée, vous avez vaincu le Tongariro Crossing.

Que dire de plus ? Vous avez atteint le parking de Ketetahi. Il ne vous reste plus qu'à attendre la navette du retour assis sur un banc ou allongé dans l'herbe. Vous avez enfin vaincu le Tongariro Crossing, voyagé à travers une variété de paysage inouïe et probablement dépassé vos limites. Il ne vous reste plus qu'à sélectionner les photos du circuit qui impressionneront vos amis !


8Le repos du guerrier.

Le Tongariro Alpine Crossing se situe au coeur d'un parc national dont vous aurez un aperçu dans la navette qui vous conduira au parking de Mangatepopo.

Le soleil se couche sur le parc National du Tongariro.

Je vous laisse imaginer le plaisir d'aller dîner entre amis après une telle journée. En ce qui me concerne, une bonne bouteille et une immense pizza feront l'affaire. Si votre hôtel est équipé d'un spa, vous aurez du mal à le quitter.

Revenons un instant sur le voyage effectué. Si vous additionnez mes estimations de temps, vous arriverez à un total d'environ 6h. Seuls les grands marcheurs qui font des pauses très courtes pourront tenir ce rythme.

Pour les autres (c'est-à-dire à peu près tout le monde), il faudra compter une à deux heures de plus en moyenne. Il suffit de vous chronométrer.

Si vous avez atteint une étape du circuit dans le temps imparti, prenez systématiquement un quart d'heure de repos en plus.Voir même davantage en fonction de l'horaire de la navette du retour.

Économisez-vous, car une erreur fréquente consiste à enchaîner trop rapidement les étapes entre Devil's Staircase et le cratère rouge.


On a tendance à oublier que le Tongariro est situé dans un parc national. J'espère que vous aurez la chance d'admirer le coucher de soleil sur la vallée ! Mais après une journée de marche épuisante, il y a des chances pour que deviez vous contenter de cette photo.

S'il vous reste des forces, venez admirer le coucher de soleil.

Comme je vous l'avais promis, vous allez retrouver le guide Ben qui va répondre à toutes vos questions. Pour une fois, la lecture des conseils pratiques de Ben n'est pas facultative.

Si vous avez l'intention de faire le Tongariro Alpine Crossing, il faut lire tous ses conseils. Je vais tout de même souligner quelques points avant de vous laisser en sa compagnie.

Pour votre confort, j'insiste pour que vous utilisiez des bâtons de marche (location possible à Ohakunepour 10 $). Je peux vous assurer que lors de la descente qui s'étend du cratère rouge au lacs émeraude ils feront toute la différence.

Les bâtons de marche ne sont pas des accessoires réservés aux seniors, même les grands voyageurs les utilisent.


La randonnée peut se faire en hiver, mais uniquement en compagnie d'un guide de montagne. Il faudra d'ailleurs porter des crampons pour certaines étapes. J'ai parcouru le trek au premier jour du printemps alors qu'il restait de la neige, et la difficulté était nettement plus importante qu'en été.

La traversée en hiver impose la présence d'un guide.

Le parc du Tongariro possède un sol aride lié à l'activité volcanique.

Un timelapse sur le parc National du Tongariro.

Une création de Bevan Percival.

Je considère que le Tongariro Crossing est un trek qui peut être suivi par des adolescents aussi bien que par des seniors. Ceux qui ont eu la chance de vivre cette aventure vous diront tous la même chose : “C'était fatiguant, mais extraordinaire !”.

Et puis il y a une infime minorité, généralement venue les mains dans les poches, sans équipement, sans provisions et sans surveiller la météo. Kiwipal est tenu de s'adresser en priorité à ces personnes pour les mettre en garde.

Prenez les conseils de sécurité au sérieux, et rien ne viendra gâcher votre plaisir. Et la fierté d'avoir surmonté toutes ces épreuves vous accompagnera pour le restant de votre existence. Si vous avez des doutes sur vos capacités, pourquoi ne pas demander l'avis d'un guide ?


Le Tongariro est la plus célèbre des randonnées de ce parc National. Pour connaitre les autres excursions, renseignez-vous auprès d'un iCenter de la région.

Il existe d'autres treks passionnants dans cette région.

Vous le savez, Kiwipal travaille pour vous aider à profiter au maximum de votre séjour en Nouvelle-Zélande. Rien ne nous fait plus plaisir que de recevoir vos photos de voyage.

Lorsque vous aurez ajouté le Tongariro à votre tableau de chasse, pensez à nous envoyer la preuve de vos exploits. La randonnée évolue avec le temps, et si vous avez noté quelques changements, n'hésitez pas à nous les signaler.

Le Tongariro National Park n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres des chutes de Huka Falls, des geysers de Rotorua ou de la plage thermale de Hot Water Beach. De nouvelles destinations que nous aurons plaisir à partager avec vous ! Je n'en dis pas plus et je cède la place à Ben.


Guillaume Le Nistour, Kiwipal
Un article de Guillaume Le Nistour.
Fondateur de Kiwipal, Guide de Voyages Nouvelle-Zélande.
guillaume

Questions & Réponses.

Que puis-je faire pour vous aider ? J'ai regroupé les questions les plus fréquentes sur le Trek. Gardez à l'esprit que je ne suis pas un docteur ! Je ne peux pas répondre aux questions de santé. Merci de consulter votre médecin si vous avez des doutes sur vos capacités physiques.

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  • Tous les sujets ... 51 réponses au total
  • Organisation sur place 11 réponses
  • Condition physique requise 9 réponses
  • Équipement indispensable 8 réponses
  • Consignes de sécurité 7 réponses
  • Conditions météo requises 6 réponses
  • Fréquentation 5 réponses
  • À propos des volcans 3 réponses
  • Autres treks à proximité 2 réponses

Organisation sur place

  • Est-ce que la randonnée couvre une boucle ?

    Non, le point de départ et le point d'arrivée sont à deux endroits différents. Il faut organiser votre transport en réservant une place dans une navette. Vous pouvez aussi vous rendre au parking par vos propres moyens si quelqu’un vous dépose à l’aller et vient vous réceptionner pour le voyage du retour.

  • Où se situe le point de départ ?

    Vous devez rejoindre la Mangatepopo Valley. Une bifurcation est indiquée le long de la State Highway 47. Suivez Mangatepopo Road pour rejoindre le parking où commence le trek.

  • Où se situe le point d’arrivée ?

    Le parking de Ketetahi est accessible via la SH46 sur Ketetahi Road.

  • Puis-je laisser mon véhicule sur place sans risque ?

    Il y a eu des vols par le passé. Ne laissez aucune affaire visible à l’intérieur et n’emportez aucun objet de valeur.

  • Est-ce qu’il y a une cabine de téléphone sur place ?

    Non, mais les portables fonctionnent à peu près dans cette région de Nouvelle-Zélande.

  • D’où partent les navettes pour le Tongariro Crossing ?

    Renseignez-vous auprès des centres d’informations ou contactez votre tour opérateur. Des départs sont possibles depuis Taupo, Turangi, Whakapapa, National Park et Ohakune. Souvent, des navettes privées assurent le transit depuis votre hôtel.

  • Combien coûte le trajet en navette ?

    Selon la distance, il faut généralement compter de 25 $ à 35 $ pour un voyage.

  • Est-ce que vous pouvez me recommander une navette ?

    Vous pouvez consulter le site de cette compagnie :Extreme Backpackers

  • Est-ce que vous pouvez me recommander un guide ?

    Consultez ces deux sites web :Guide du Tongariro CrossingAdrift

  • Est-ce que je peux venir en VTT ?

    Les vélos sont interdits dans le parc national du Tongariro.

  • Est-ce qu’il y a des toilettes sur place ?

    Il existe trois toilettes basiques souvent prises d’assaut. Une cabine se trouve à Mangatepopo Hut, une autre à Soda Spring et la dernière à Ketetahi Hut sur l’autre versant. Si vous êtes un homme, vous pourrez toujours improviser des toilettes derrière un rocher. Comme il y a souvent du monde, ce ne sera pas très commode, mais pour les dames, ce sera encore moins pratique. Le terrain à découvert et l’absence de buissons ne facilite pas la chose...

Condition physique requise

  • Quelle condition physique faut-il pour participer ?

    Il faut être assez mince et en forme. Si vous ne pratiquez aucun sport y compris la marche à pied, je ne vous recommande pas de débuter avec le Tongariro sauf si vous êtes assez jeune. Dans le cas contraire, vous aller traîner des courbatures pendant plusieurs jours. Les montées et les descentes mettent les genoux à rude épreuve. Vous pouvez y remédier en partie avec des bâtons de marche.

  • Est-ce que les enfants peuvent participer ?

    J’ai vu plus jeune, mais à mon sens, il faut avoir au minimum 12 ans. Le Tongariro Crossing n’est pas la randonnée idéale pour vous apercevoir que votre enfant souffre du vertige. Vous devez impérativement connaître leurs limites et les encadrer. Pourquoi ne pas envisager la visite avec un guide ? C’est un long trajet pour des enfants. Le vent qui souffle fort risque de les fatiguer plus vite que vous.

  • Est-ce que l’itinéraire est à la portée des seniors ?

    Oui, sous réserve de connaître vos limites et d’avoir pratiqué de longues marches pour vous tester.

  • Comment gérer son énergie ?

    En effectuant des pauses régulièrement. Il est toujours tentant de suivre ceux qui vont plus vite. Mais nous ne sommes pas dans une course. Prenez le temps de faire des pauses régulièrement pour boire. Échauffez-vous le matin avant de partir et commencez doucement.

  • Est-ce qu’il faut s'entraîner avant de venir ?

    Si vous n’êtes plus dans la force de l’âge, c’est effectivement souhaitable, sauf contre indication.

  • Est-ce qu’il faut venir si on a le vertige ?

    Si vous avez un vertige modéré qui ne vous paralyse pas, c’est tout à fait envisageable. Il est impossible de se mettre à votre place. Je ne peux pas vous donner une réponse personnalisée. Regardez des vidéos du trek sur Youtube pour vous faire une idée. Vous pouvez aussi demander l’avis d’un guide dans un iSite en ville.

  • Est-ce que c’est plus difficile en hiver ?

    Oui, l’itinéraire est un peu plus physique, car on avance dans la neige et sur de la glace.

  • Est-ce qu’il est possible de faire demi-tour en cas de soucis ?

    Oui, mais redescendre sera un peu compliqué s’il y a du monde (ce qui est presque toujours le cas).

  • Est-ce que je vais vraiment marcher pendant 7 heures ?

    Bien sûr que non ! Les estimations de temps prennent en compte les pauses.

Équipement indispensable

  • Comment faut-il s’habiller pour ce trek ?

    Voici la tenue idéale pour affronter le Tongariro dans les meilleures conditions (vous aurez d’autres occasions de vous en servir durant votre voyage en Nouvelle-Zélande).

    3 couches de vêtements bien chauds. En laine ou en polaire, mais pas de coton svp ! (il sèche trop lentement). Selon la température, vous ajouterez ou enlèverez des épaisseurs. La première couche doit être obligatoirement imperméable (k-way ou ciré). Essayez de trouver des vêtements les plus légers possibles.

    Un pantalon imperméable. Évitez les jeans, car ils mettent beaucoup de temps à sécher si vous essuyez une averse. Les shorts sont à proscrire y compris en été.

    Des chaussures de randonnée (que vous ne portez évidemment pas pour la première fois !).

    Une paire de chaussettes de marche pour éviter les ampoules (prévoir des pansements).

    Un bonnet qui couvre bien les oreilles (éventuellement un chapeau, mais le vent a de bonnes chances de vous l’arracher).

    Une paire de gants, des lunettes de soleil, de la crème solaire, du papier toilette.

    Un sac à dos pour ranger les provisions et les deux couches de vêtements que vous allez souvent enlever ou remettre sur vous.

    Les bâtons de marche ou de ski ne sont pas indispensables, mais fortement recommandés.

    Une serviette (on ne sait jamais).

  • Qu’est-ce que je risque si je viens sans équipement ?

    Les conducteurs des navettes ont pour consigne de refuser votre montée à bord si vous ne semblez pas correctement équipé. On ne plaisante pas avec votre sécurité.

  • Quelles provisions faut-il emporter pour le trajet ?

    Vous allez souvent ajouter ou enlever votre polaire ou votre anorak. Raison de plus pour ne pas surcharger votre sac à dos. L’essentiel est de prévoir un minimum de 2 litres d’eau par personne. En ce qui concerne la nourriture, il faut prévoir des aliments riches en énergie. Des barres de céréales et des fruits accompagnés d’un bon sandwich feront l’affaire durant le voyage. Attention toutefois à ne pas trop manger pour ne pas rendre la marche pénible. Bien entendu, ne laissez rien traîner derrière vous.

  • Quel matériel me recommandez-vous ?

    Deux petits conseils précieux : Louer des bâtons de marche et emporter un sac en plastique pour pouvoir vous asseoir au sec sur des surfaces mouillées.

  • Faut-il se couvrir autant même en été ?

    La randonnée commence tôt le matin et il fait frais dans le désert. Au bout d’une heure de marche, vous aurez peut-être trop chaud et vous allez râler en pensant à moi. Mais dès que vous allez attaquer l'ascension, le vent froid va souffler et vous serez heureux d’avoir suivi mon conseil. La météo est très instable et il peut pleuvoir même si le temps s’annonce ensoleillé.

  • Faut-il vraiment emporter deux litres d’eau ?

    Il n’y a pas un seul point d’eau durant toute la randonnée. L’eau des lacs n’est pas potable y compris avec un filtre. Vous allez beaucoup vous dépenser et il faudra compenser pour éviter la déshydratation. A la rigueur, un litre et demi peut suffire, mais c’est le strict minimum. Dernier détail, il n’y a pas de café au départ ou à l’arrivée. Prenez en compte le temps de trajet !

  • Est-ce que les crampons sont obligatoires en hiver ?

    Oui, de simples chaussures de randonnée ne suffiront pas. Vous marcherez souvent sur de la glace. La plupart des guides vous fourniront les crampons à fixer sur vos boots.

  • Quel type de chaussure me conseillez-vous ?

    Votre vendeur vous conseillera mieux que moi. Il y aura beaucoup de descente à effectuer, alors il ne faut surtout pas toucher le bout de la chaussure avec les orteils.

Consignes de sécurité

  • Est-ce que ce trek est dangereux ?

    Autrefois, la randonnée s’appelait le Tongariro Crossing. Elle a été renommée en Tongariro Alpine Crossing pour insister sur le fait qu’il s’agit d’un trek de montagne. Le trajet n’est pas dangereux en soit : le Tongariro n’attirerait pas 100.000 voyageurs chaque année si c’était le cas. Le danger, s’il existe, découle presque toujours d’un manque de préparation. Si vous prenez le temps de lire mes conseils, tout ira bien.

  • Est-ce qu’il faut venir avec un guide ?

    En été, vous pouvez effectuer le trek par vos propres moyens. Mais rien ne vous interdit de louer les services d’un guide de montagne. En hiver, c’est une autre histoire. À moins que vous ne soyez particulièrement aguerris, la présence d’un guide est indispensable. Il vous faudra souvent utiliser un piolet et des chaussures à crampons sont requises.

  • Est-ce que les téléphones portables captent un signal ?

    La qualité de réception est assez variable selon les opérateurs. C’est pourquoi une personne extérieure à la randonnée doit être au courant de vos projets. Si vous utilisez les services d’une navette pour vous rendre sur place, on vous communiquera un numéro à joindre en cas d’urgence.

  • Que faire en cas de mauvaise chute ?

    Comme ailleurs en Nouvelle-Zélande, vous pouvez joindre le 111 sur un téléphone portable (si vous êtes dans une zone de couverture). Si vous êtes immobilisé, tâchez de rester au chaud et gardez votre calme en attendant les secours. En règle générale, c’est un hélicoptère avec des sauveteurs qui viendra vous chercher. En constatant votre absence, le conducteur de la navette donnera l’alerte. Si vous souhaitez venir par vos propres moyens, vous devez impérativement signaler votre intention avant de commencer le circuit :Signaler son parcours à l'avance

  • Est-ce qu’il faut emporter une carte de l’itinéraire ?

    La piste est très bien balisée, mais je conseille d’imprimer une carte du Tongariro Crossing à partir de ce site :Itinéraire du Tongariro Alpine Crossing

  • Qui dois-je prévenir si je prends du retard en chemin ?

    Si vous souhaitez utiliser la navette, il faut prévenir le conducteur. Faute de quoi des sauveteurs seront dépêchés pour vous retrouver. Si vous souhaitez voyager par vos propres moyens, consultez ce service :Signaler son parcours à l'avance

  • Pourquoi est-ce qu’il faut finir le trajet dans les temps ?

    Pour éviter que l’on ne déclenche des recherches si vous ne répondez pas à l’appel. Si vous avez pris du retard, vous devez impérativement prévenir le conducteur de la navette. Les horaires ont été calculés pour vous laisser une bonne marge pour boucler le circuit. En hiver les jours sont plus courts et il faut en tenir compte (un guide saura gérer ce paramètre à votre place).

Conditions météo requises

  • Par quel temps peut-on envisager de venir ?

    Un temps clair et ensoleillé idéalement. Mais la pluie est supportable si elle n’est que passagère. En altitude, il peut très bien neiger. Je recommande de ne pas tenter le diable. Si vous avez la possibilité de rester plusieurs jours sur place durant votre séjour, guettez le beau temps. Sinon, n’ayez pas peur de renoncer. Surveillez également les horaires de coucher du soleil, surtout en hiver quand les jours sont plus courts.

  • Faut-il attaquer la randonnée si on annonce de la pluie ?

    Commencer à marcher tôt le matin sous la pluie et dans l’effort risque d’entamer vos forces et votre motivation. Je considère que c’est un parcours à effectuer par beau temps au moins durant la première partie.

  • Faut-il venir si on annonce brouillard ou mauvais temps ?

    La réponse est très claire : NON !

  • Pourquoi la météo est-elle aussi instable dans la région ?

    Parce que les reliefs des volcans sont les seuls à retenir les nuages et nous ne sommes pas très loin de la mer.

  • Où puis-je consulter la météo de la région ?

    Sur cette page :Météo du Tongariro Alpine Crossing

  • Quelles sont les saisons où je peux venir randonner ?

    La période hivernale s’étend du 1er juin au 31 octobre en Nouvelle-Zélande. Vous aurez de la neige et de la glace sur l’essentiel du trajet. La haute saison s’étend du 1er novembre au 30 juin, mais il peut subsister un peu de neige en altitude.

Fréquentation

  • Est-ce qu’il y a beaucoup de monde sur le chemin ?

    Durant la haute saison, le Tongariro accueille souvent plus de 1000 visiteurs par jour. Cette affluence est un peu gênante durant la première partie de la randonnée. L’ascension se déroule en file indienne. Lorsque vous atteindrez le cratère central et les lacs émeraude, il y aura plus d’espace pour circuler.

  • Comment éviter la foule ?

    En été, c’est assez difficile si vous venez sur place avec la navette. Essayez si possible de venir en semaine (il y a environ 10% de visiteurs en moins). Une solution plus radicale, mais sans garantie, consiste à venir beaucoup plus tôt (5h30 du matin) ou plus tard (vers 11h du matin). Dans les deux cas, il vous faudra gérer vous-même le transport. Ce qui n’est pas évident, car cela implique qu’un véhicule vous dépose à l’aller, et vienne vous chercher au retour dans un autre parking.

  • Est-ce que l’on peut suivre le chemin en sens inverse ?

    C’est une mauvaise idée pour deux raisons. La première c’est que l’essentiel du trek se fera en montée. La deuxième, c’est que vous allez sans cesse croiser les autres randonneurs. Comme les sentiers peuvent être un peu étroits, vous allez sans cesse devoir céder le passage.

  • Est-ce qu’il y a moins de monde en hiver ?

    Oui, dans la mesure où le parcours se déroule dans la neige et impose la présence d’un guide.

  • Quel comportement adopter quand il y a du monde ?

    Il n’est pas toujours facile de combiner les efforts physiques et la politesse. Mais essayez de respecter les règles minimales du bon randonneur : garder le sourire et laisser passer ceux qui doublent. Du reste, l’ambiance est en général excellente et la solidarité est de mise.

À propos des volcans

  • Est-ce qu’il y a des risques d’éruption ?

    Il existe toujours une chance pour qu’une éruption se produise en dépit des prévisions des vulcanologues. Cependant, de telles éruptions sont rares, car les volcans donnent de nombreux signes annonciateurs dans les semaines qui précèdent leur réveil.

  • Comment savoir si l’accès à la randonnée est ouvert ?

    Dès le parking vous serez informé par un panneau. L’information est également disponible plus simplement sur ce site :Accès à la randonnée

  • De quand date la dernière éruption ?

    Elle date du 6 août 2012. Il semble qu’elle ait suffi à évacuer la pression du volcan. Le trek a été rouvert au public en novembre 2012.

Autres treks à proximité

  • Trek au sommet du mont Ngauruhoe (2291 m d’altitude)

    La légende maorie raconte qu’une jeune esclave fut sacrifiée au sommet de ce volcan par le sorcier Ngatoroirangi. Le départ de l’itinéraire se situe au niveau de Soda Soring. Il vous faudra grimper à proximité des éboulis le long de la crête rocheuse. Le sentier qui mène au cratère n’est pas balisé. À l’arrivée, un point de vue fantastique sur la vallée et le désert de Rangipo vous attend. Comptez environ 1h30 à 2h pour la montée et 30 minutes pour redescendre. C’est une randonnée difficile et la pente couverte de scories a de quoi terroriser les débutants. Si vous avez le vertige, vous pouvez passer votre chemin.

  • Trek au sommet du mont Tongariro (1967 m d’altitude)

    C’est le plus petit des trois volcans de la région. Il faut compter 1h30 à 2h aller-retour pour cette excursion complémentaire. Le point de départ du circuit se situe juste avant le cratère rouge du Tongariro Crossing. Le chemin est balisé par des poteaux. C’est une piste qui grimpe, mais qui reste accessible aux débutants s’ils sont très motivés. Le point de vue est superbe. En hiver, il faut être muni de crampons pour ne pas glisser, et il faut être accompagné par un guide.

Photo de guillaume à la montagne

L'avis de Guillaume.

Expert Nouvelle-Zélande

Beaucoup de gens exagèrent ou sous-estiment la difficulté du Tongariro Crossing.

Avec l'expérience, je considère que c'est un Trek raisonnable par beau temps, et difficile par mauvais temps.

Ma rencontre avec la Nouvelle-Zélande date de 1997. Je partage depuis mon expérience sur Kiwipal avec d'autres passionnés.

Notre mission est de vous emmener hors des sentiers battus en proposant des voyages sur-mesure.

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Sur la carte du pays

Le Tongariro Crossing se trouve dans la région de Hawke's Bay de l'ïle du Nord.

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Plus d'informations à consulter si vous visitez Tongariro Crossing.

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